3 conseils pour mettre en place des outils numériques dans un groupe
En une phrase
Commencer par soi-même ; commencer simple ; commencer en présence
Type de fiche
Astuces
Thématique concernée
Partage et circulation de l'information (à distance)
Regroupement
Notion du Module 3
Description
Des outils numériques imposés ou inadaptés sont au mieux inefficaces, voire parfois nuisible au groupe.
Nous vous proposons ces 3 règles de bon sens lorsque vous voulez utiliser de nouveaux outils pour "faciliter" le travail collectif :
1/ Commencer par soi : assurez-vous d'être vous-même à l'aise avec l'outil, de pouvoir facilement le présenter et d'être capable d'aiguiller une personne à distance qui appelerait "je suis paumé·e avec ton outil, tu peux m'aider à ..."
2/ Commencer simple : privilégiez des outils les plus simples possibles. Questionnez-vous 2 fois avant de mettre un identifiant/mot de passe (cela suffit à perdre un bon nombre de personne).
3/ Commencer en présence : profitez des temps de réunions pour présenter l'outil et le faire tester concrètement. Si il y a besoin de créer un compte, faites-le ensemble. C'est un peu fastidieux mais c'est la garantie de lever d'éventuels obstacles techniques (beaucoup plus durs à lever une fois que chacun est reparti chez soi).
En une phrase
Quelques questions à se poser pour analyser vos pratiques
Type de fiche
Thématique concernée
Regroupement
Description
Pour poser un regard sur votre pratique et votre rôle en tant qu'animateurice, posez vous les questions suivantes après avoir consulté la fiche "Les 12 travaux de l'implication et la méthode REPI" :
Pour votre groupe, quels travaux peuvent être conservés ?
Pour votre groupe, quels travaux peuvent être consolidés ?
Pour votre groupe, quels travaux peuvent être mis en place ?
7. 🛠️ Choisir l'outil adapté à ses utilisateurices
En une phrase
Quelques éléments pour parvenir à choisir un outil adapté
Type de fiche
Thématique concernée
Le cycle de vie des outils
Regroupement
Description
Pour trouver les outils les plus adaptés aux besoins exprimés par un collectif il va désormais falloir identifier des outils existants puis en choisir collectivement un.
🚦 ATTENTION, des pièges à éviter !
Succomber au charme du premier outil sexy venu. Si l'on vous présente un outil et qu'il vous séduit... fuyez ! Vos risquez alors de vous créer des besoins qui ne sont pas les votre, il ne faut commencer à choisir un outil qu'une fois que vous avez pris le temps de formaliser vos besoins. Le collectif peut également être tenté e choisir trop rapidement un outil sans s'assurer ni du besoin ni de l'existance d'un autre outil plus adapté, d'autant plus lorsque la proposition viendra d'un des membre qui l'aurait expérimenté dans un autre contexte, potentiellement éloigné du votre. AInsi, soyez sûr que quelque soit votre besoin, il existe au moins deux, sinon des dizaines d'outils qui sauront y répondre; il existe une solution technique pour quasiment tout usage et la technique est en effet souvent un faux problème.
Ne penser que par la rencontre en ligne. Dans tous les cas, vérifier la pertinence d'une réponse numérique et explorer les alternatives sociales qui peuvent exister : quelle serait l'intérêt de mettre en place un mur de post-it en ligne si vous vous retrouvez chaque jour en présentiel dans un même lieux ? Définir les contextes de vos usages peut ainsi vous aider à vérifier la pertinence d'un outil numérique. Cela peut se faire à l'aide d'un tableau à quatre entrées permettant de situer votre besoin dans quatre espace-temps différents https://interpole.xyz/files/LOutilCollaboratifNExistePas2_ccbysa_cyrillegiquello_espacetemps_vignette_780_544_20190201093936_20190201094020.png
Choisir un outil pour toutes le occasions de la vie. Plus vous imaginerez ce que seront les besoins futurs de votre collectif, plus vous risquez de ne pas trouver chaussure à votre pied. Votre besoin n'est valable que pour un groupe donné à un moment donné aussi contentez-vous de vous assurez que l'outil choisit vous permettra d'en sortir facilement le moment venu et faites vos choix au présent.
Miser sur plusieurs chevaux. La situation qui risque bien d'arriver si vous choisissez de ne pas choisir, c'est de vous retrouver avec deux outils pour un même besoin (par exemple, si pour stocker des documents vous passez parfois par dropbox et d'autres fois par nextcloud sans que celà ne soit justifié par des besoins spécifiques). C'est également ce qui peut arriver si vous ne formalisez pas l'abandon d'un outil au moment où vous en choisissez un nouveau pour le remplacer : certaines personnes pourraient continuer à utiliser l'ancien.
Passons aux négociations
L'outil que vous choisirez, même collectivement, sera utilisé en autonomie par chaque utilisateurice. Pour se conformer à l'usage de l'outil choisit par le collectif, chacun;e devra donc bien y percevoir un intérêt que ce soit pour faciliter son propre quotidien ou pour contribuer à la fluidité du fonctionnement du groupe.
Il ne faudra jamais vous appuyer seulement sur l'animateur sur le plus geek du groupe. Il vous faut absolument inclure tous les usagers (ou vous mettre à la place de chacun d'eux) pour faire votre choix sinon vous risqueriez :
de concentrer les pouvoirs dans une seule paire de mains (avoir l'outil c'est avoir l'information, et avoir l'information c'est avoir le pouvoir)
de mettre en péril le groupe en cas de départ de cette personne
d'avoir un outil qui correspond à un point de vue mais pas aux autres qui ont forcement une autre posture dans un groupe, d'autres habitudes avec le numérique ...
Pour vous ouvrir un champs des possible afin de faire un choix nous vous conseillons :
De faire appel à votre réseau. D'autres autour de vous se sont sûrement posé des questions similaires. Leur groupe ne peut pas être identique au votre, mais partager vos réflexions vous éclairera sûrement sur des pistes d'outils adaptés à vos besoins. Par exemple si vous suivez ou avez suivi la formation Animacoop, vous pouvez échanger sur le forum du réseau.
De vous appuyer sur des listes d'outils en ligne. Ces inventaires d'outils sont nombreux en ligne et vous pourrez ainsi identifier plusieurs outils parmi lesquels choisir en fonction de vos propres critères?
Pour choisir parmi les outils que vous aurez identifié il va ensuite falloir négocier avec les différents profils d'utilisateurices en présence ce qui sera fonction de leurs niveau d'implication et de leurs niveau d'agilité numérique ainsi que de leurs rôles (utilisateurs quotidiens, utilisateurs occasionnels, salariés, bénévoles, webmaster, financeurs,...). Pour objectiver cette négociation il peut être utiles de se mettre d’accord des critères de comparaison qui nous servirons à jauger la pertinence des différents outils possibles en s'éloignant des préjugés préjugés
Les métacartes numérique éthique : pour identifier vos critère de choix !
Afin d'éviter d'oublier un critère qui pourrait être important pour votre collectif, nous vous invitons à faire un tour d'horizon de nombreux critères pouvant avoir un rôle dans vos choix à travers les cartes "critères" du jeu de carte "Métacartes - numérique éthique".
La méthode proposée par Lilian Ricaud et Mélanie Lacairouze est l'étic-o-test :
Pour analyser l’éthique d’un dispositif et avoir une vue globale des résultats, cette méthode utilise un canevas et les cartes #CRITÈRE.
Décider ce que l’on va évaluer. Aller sur la ressource en ligne via le QR code ou le minilien.
Préparer une affiche selon le canevas proposé.
Explorer les cartes #CRITÈRE, en choisir 3 à 5 selon le contexte.
Prioriser.
Définir le mini et le maxi de l’échelle pour chaque critère.
Évaluer en plaçant un curseur sur chaque échelle.
Liste des cartes #CRITERE présentes dans le jeu, accessibles via ce lien : Accessibilité, Architecture décentralisée, Ergonomie, Facilité de changement, Financement responsable, Contrôle démocratique, Convivialité des outils, Données personnelles, Durabilité, Inclusivité, Interopérabilité, Intimité numériuqe, Logiciel libre, Modularité, Outil protecteur, Respect des droits humains, Sens, Sobriété, Technologie simple, Transparence des algorithms.
Sur cette plateforme, les utilisateurs peuvent envoyer des cadeaux et des messages aux autres membres, ce qui favorise les échanges et renforce les liens. Toutefois, pour consulter les profils des autres utilisateurs sans difficulté, un abonnement premium est nécessaire. Le site propose également des méthodes pour rester anonyme et diffuser ses conversations en direct par vidéo, audio et texte. De plus, il permet de promouvoir ses salons de discussion dans l'annuaire Live. L'application Tinychat est également disponible pour les utilisateurs mobiles et peut être téléchargée en quelques étapes simples.
Sur les cartes sont précisées des questions qui vous aident à savoir comment évaluer le respect des différents critères.
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Des règles et un cadre qui sécurisent les participant·e·s.
Type de fiche
Astuces
Thématique concernée
Partage et circulation de l'information (en présence)
Regroupement
Notion du Module 3
Description
Quelques outils
Le Bâton de parole : un objet qui est placé au milieu du cercle à prendre pour prendre la parole et à reposer quand on a fini de parler ; pas d'intervention tant que l'objet n'est pas reposé (évite la surréaction et permet à l'intervenant d'aller au bout de son cheminement) ; si on souhaite intervenir, on prend des notes ; on peut aussi prendre l'objet de parole pour créer un silence.
Accords de groupe sur les prises de parole. Il s'agit de décider ensemble des règles de prise de parole (ou règles de vie en réunion) et les afficher ensuite au mur à chaque réunion (des Panneaux indicateurs de paroles). Ex : “Savoir lâcher prise et relativiser”, “Écouter de sorte de pouvoir parler”, “Parler de sorte de pouvoir Écouter”, “le silence est bon”, “Parole consciente”, “Parler avec élan”, “Parler en "Je"”, “Parler au centre” (s'adresser au collectif), “Suspendre ses jugements”, “Laisser de la place à l'autre” et “Savoir trouver sa place”. Il peut y avoir aussi des règles sur les horaires, la mise en place d'un quorum (=nombre minimum de personnes) et les modalités de prise de décision.
Les accords de groupe peuvent se définir comme la formalisation d'un cadre collectif qui sécurise la participation des individus à un temps de réunion et qui permet ainsi de remplir les besoins individuels de chacun des participants.
Ils sont l'aboutissement de l’expression des besoins de chaque participant et, si nécessaire, d'une négociation entre besoins contradictoires. Les accords de groupe prennent souvent la forme d'un nuage de mots ou de petites phrases qui permettent de rendre visible au groupe l'ensemble des besoins de ses membres afin de permettre leur prise en compte par chacun.
Le but des accords de groupe est, qu'à travers l'expression des besoins de tous, le temps collectif ne rencontre les limites de personnes. On parle donc bien a priori ici de besoins profonds et non de simples préférences, que les participants peuvent formuler à travers une phrase commençant par « Pour que ce moment passé ensemble ne rencontre pas mes limites, j'ai besoin de… ». On valide donc généralement les accords de groupe au consentement, en ce sens qu’ils ne remplissent pas nécessairement les préférences de chacun, mais qu'ils ne percutent les limites de personne.
Puisqu'ils sont garants d'un cadre collectif sécurisant, c'est au collectif dans sa globalité qu'il incombe de veiller au respect des accords de groupe. Un rôle peut-être attribué pour déléguer à une personne en particulier la tâche d'être en attention du respect du cadre, mais cela ne dédouane personne de sa responsabilité quant à son respect individuel des besoins et limites des autres.
Les accords de groupe doivent
Être co-créés par chaque participant : puisque aucune personne ne peut formuler les besoins ou les limites du moment d'une autre. Une petite méthode d'animation pour co-créer vos accords de groupe. Le temps de formulation des besoins du collectif doit être sanctuarisé et être suffisamment accueillant /serein pour permettre à chacun d'exprimer ses besoins en toute liberté et authenticité.
Être redéfinis dès lors que la composition du groupe change : puisqu'ils sont liés aux individus, dès que la composition du groupe évolue, il faut faire évoluer les accords qui s'adaptent aux besoins des personnes présentes.
Être re-validés à chaque nouveau regroupement : puisque si la composition d'un groupe ne change pas, les besoins et limites de chacun évoluent chaque jour. La re-validation des accords de groupe peut donc être rapide mais elle est nécessaire (à travers un tour de consentement par exemple).
Être rendus visibles : puisqu'ils doivent être respectés tout le temps, ils doivent être visibles et accessibles en permanence, d'autant plus que c'est le groupe dans sa globalité qui est garant du respect de ces accords.
Les accords de groupe ne permettent pas
De sécuriser de manière globale les échanges au sein d'un projet collectif ou d'une organisation : ils sont à privilégier pour les moments de rencontres physiques ou distants de type réunion, mais doivent être complétés par des architectures plus fines à l'échelle d'une organisation (moments dédiés à l'apaisement des tensions, rituels de gestion des conflits, etc.).
De sécuriser les échanges sur des sujets trop brûlants ou dans l'urgence : les accords de groupe reposent principalement sur la capacité de chacun à exprimer avec authenticité ses besoins à respecter les besoins des autres. En situation de conflit interpersonnels ou dans des contextes trop chargés émotionnellement, les accords de groupe doivent être remplacés par des dispositifs de médiation plus complet et pertinents.
Et si nos besoins se marchent sur les pieds ?
Il arrive parfois que les besoins de deux personnes ou plus se percutent, s'opposent. On ne peut pas commencer à travailler sereinement dans ces conditions, les concernés ne pouvant être sereins à ce moment. Dans ce cas, trois petites étapes permettent de débloquer la situation :
clarifier : inviter chaque concerné à reformuler son besoin pour vérifier qu'il y a vraiment une opposition et bien comprendre ce qu'il y a derrière les mots ;
effectuer une nouvelle proposition : une fois bien compris les besoins exprimés, une reformulation peut-être proposée et passée au consentement auprès des deux intéressés. Exemple : « j'ai besoin de calme » versus « j'ai besoin de bouger » deviendrait « j'ai besoin de moments de calme ET j'ai besoin de moments pour bouger ».
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Des rôles plutôt que des fonctions !
Type de fiche
Astuces
Thématique concernée
Partage et circulation de l'information (en présence)
Regroupement
Notion du Module 3
Description
L'animation de la réunion peut être “distribuée” à plusieurs personnes pour des rôles tels que :
un animateur·rice, qui gère le déroulement de l'ordre du jour
un facilitateur·rice qui facilite le passage de parole de l'un·e à l'autre, qui s'assure que les participant·e·s s'écoutent et ne se coupent pas la parole et qui est attentif·ive à ce que chacun·e puissent parler
un·e maître·sse du temps qui garantit le “timing” pour chaque point à l'ordre du jour et qui prévient des débordements de temps => "combien de temps pour ce point ?", "il reste X min"...
un·e scribe pour prendre des notes et/ou garder une trace, réaliser un compte-rendu, un relevé de décisions
Il existe d'autres rôles potentiels, selon les besoins :
un·e accueilleur·euse, qui accueille les personnes en retard (à voix basse, sans interrompre la réunion) et leur précise où en est la réunion. Les personnes se sentent ainsi intégrées à la réunion sans que le déroulement s'en trouve interrompu.
un·e scrutateur·rice d'ambiance ou responsable de la convivialité ou garant de la bienveillance ou dynamiseur, qui s'attache à repérer les signes non verbaux des participant·e·s et fait des propositions à l'animateur pour adapter le rythme de la réunion.
un·e scrutateur·rice de la circulation de la parole qui note, sous forme d'un schéma, les personnes qui ont pris la parole et à qui elles se sont adressées (au collectif ? à une personne en particulier ?) et qui le montre en fin de réunion par exemple.
Il peut être intéressant de faire tourner les rôles pour que les personnes du groupe partagent les responsabilités.
Ressources CC-BY-SA Auteures : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol
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Quelques mantras, conseils et outils simples pour parvenir à lâcher prise sur ses culpabilités
Type de fiche
Thématique concernée
Regroupement
Description
Se poser régulièrement, prendre du recul, lister ses réalisations
Nous sommes dans un monde où nous somme exposé à l'information tout le temps. Ce flux peut donner un sentiment d'infobésité. Une des causes principales du burnout est cette impression de n'avoir rien le temps de faire entièrement, de ne parvenir qu'à produire des choses morcelées. Tant que l'on ne s'en rend pas compte, les choses tiennent : tel le petit hamster dans sa roue, nous avons l'impression d'avancer, mais quand on s'arrête, épuisé·e et au même endroit, il est difficile de parvenir à repartir. Et cela peut nous faire rester immobile looooongtemps...
C'est pour cela qu'il faut réussir à se poser, prendre du recul, et se demander "est-ce que ça va, moi ?".
Choisir d'aller bien...
Choisir d'aller bien maintenant (et pas le reléguer au futur car on l'atteindra peut-être pas) et pour soi (ne pas sacrifier son bien être pour les autres) consiste en résumer à agir SOI pour organiser son temps sinon il y a de fortes chances que ce sera quelqu'un d'autre ou notre environnement qui le fera.
Evidement il y a un certain nombre de cas où "choisir d'aller bien" est infaisable car c'est un contexte que l'on ne maîtrise pas qui produit des conditions qui nous font aller mal. C'est un indicateur à prendre en compte et celà peut déjà être un pas que d'en prendre conscience.
--> Le bien vivre est un objet d'expérience, autant que d'espérance.
Renoncer à être tout puissant.
De toute façon nous ne ferons pas tout ce que nous pouvons avoir envie de faire, ou tout ce que les autres attendent de nous...
Et nous le ferons d'autant moins que l'on sera sur la brèche en permanence à nous répéter "je ne pourrai pas tout faire" ou encore "je ne pourrai pas tout lire" !
La solution consiste à se demander ce que nous souhaitons faire de notre temps pour que notre vie se passe bien, ce que nous souhaitons faire de cette journée pour se coucher heureux ce soir et réfléchir d'abord à nos besoins.
L'accélération du temps n'est pas un sentiment isolé mais bien une réalité collective, Hartmut Rosa a largement abordé ce thème dans ses travaux, et dans ce dossier vous en trouverez une très jolie synthèse graphique.
Renoncer à être tout puissant, c'est d'abord lâcher prise sur l'étendue des possibles pour réussir à faire, à créer, à échanger, à vivre.
Aménager des moments hors flux
Nos journées d'activité sont d'autant moins efficaces qu'on les passera à rafraîchir nos messages.
Il est difficile de parvenir à se déconnecter. Et s'il y a de nombreuses choses que l'on peut faire "dans le flux", il y en a surtout beaucoup pour lesquelles il faut pouvoir s'isoler.
Lire profondément un article, prendre du recul, se poser des questions sur sa structure... vous avez déjà essayé de le faire au milieu des collègues qui vous parlent ou avec les notifications de vos mails qui arrivent en continu dans votre boîte ? Si ces choses là doivent pouvoir avoir une place dans nos journées, il faut s'aménager des espaces hors flux.
C'est un remède efficace contre le sentiment d’inefficacité, mais aussi pour réussir à décrocher des autres pour se reconnecter à soi. La posologie, c'est au moins une demi-journée par semaine hors flux. Éteindre le téléphone, se débrancher du web, ne plus être disponible pour les autres, c'est vital !
Cette métaphore consiste à dédier du temps à ce qui est fondamental pour soi que ce soit dans un travail individuel, dans sa vie de couple ou de structure : il faut identifier ses gros cailloux !
Si l'on prend l'image d'un bocal que l'on commencerait à remplir par du sable, il sera difficile d'y mettre beaucoup de grosses pierres, alors que le sable se glissera naturellement entre les interstices de nos gros cailloux. Il s'agit de penser qu'il est simple de remplir sa journée avec des choses qui nous paraissent futiles, mais elle ne nous apporteront pas ce qui est important pour nous.
Avoir conscience de ce qui nous importe et s'organiser pour avoir l'occasion de s'en occuper, c'est la base. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut plus faire de petites choses, mais plutôt les faire uniquement si elles sont importantes ;-)
Ritualiser des moments dans le flux
Pour ne pas se laisser envahir et limiter les interruptions et l'éparpillements il est important d'avoir des moments dédiés, des rituels individuels ou collectifs. Lorsque l'on est ouvert au flux d'information ou de sollicitation, on ne peut pas se concentrer et aboutir de manière satisfaisante quelque chose. Il est nécessaire de choisir ses moments pour quel'on plonge dans le flux avec une intention précise qui rendra ce moment utile.
Exemple : tous les matins et les midis je vérifie mes mails,tous les X je nettoie ma veille etc.
Autre exemple : imaginez un mec qui va ouvrir sa boite aux lettres toutes les cinq minutes ? On l'hospitalise.
Découper son temps avec les pomodoros
Une méthode particulièrement efficace contre la procrastination ou pour les personnes ayant du mal à se concentrer longtemps.
Le principe : des cycles de travail courts favorisant une concentration maximale (20 à 25minutes)avec de vraies pauses de 5 minutes entre chaque séquences.
Au bout de quatre fois, on prend 15 minutes de pause.
La méthode complète par ici : https://coop-site.net/cooptic5/wakka.php?wiki=GestionDesTachesParPomodoro/iframe
Utiliser des délesteurs via les rituels et formuler en tâches opérationnelles
Dans notre tête on a cinq cases vides, sinon on bug et on avance plus.
• Une liste - check au fur et à mesure - choix par ordre de priorité immédiat
• S'envoyer un mail / un sms pour quelque chose auquel on pense chez soi et qu'on ne doit pas oublier le lendemain au boulot
Déculpabiliser - se protéger
On ne fera pas tout : à chacun de gérer ses priorités, les autres nous font part de leurs besoin, on choisit nos priorités, et on remplis ses journées en fonction de ses limites.
On renégocie avec les sollicitations via l'expression de ses besoins et limites.
Difficulté à savoir parfois quand on arrive pas à tout faire :
• Suis-je trop peu efficace et c'est moi qui met trop de temps ?
• Est-ce qu'on me demande trop de travail et ce n'est pas réalisable ?
-> L'option 1 n'est jamais vraie.
Les méthodes agiles ou comment avancer par itérations
Cela consiste à fonctionner par cycles de travail courts, avec des actions les moins couteuses (en temps, en argent, en matériel...) mais répondant de manière efficace à l'objectif final
on travaille sur des tâches simples
on teste différentes possibilités, simples et rapides, de répondre à l'objectif
on fait des points et des retours réguliers pour évaluer
on fait évoluer les méthodes et les pistes testées
En quelques mots c'est le fait de penser "simple, rapide et avec nos moyens actuels"
Savoir bien utiliser ses mails et utiliser les listes de discussion
Pareto : Chercher l’opérationnalité et non la perfection
Pareto - s'autoriser à ne pas faire les choses plus parfaitement que nécessaire.
Des réalités de terrain nous amènent à faire plus pas nécessairement par plaisir.
Le principe de pareto : les 80/20 → le chercheur italien Pareto a formalisé que sur un projet, on va passer moins de temps à faire une grande partie du chemin qu’à fignoler. Quand j’ai passé 20 % du temps j’ai réalisé 80 % du boulot. Peut-être que ça ne vaut même pas le coup de finaliser les 20% restants.
Et si ça vous paraît irréaliste...
Possible que tout ça semble irréaliste, partez du principe que ça ne s'applique que si on souhaite aller bien. Si l'environnement pro ne nous le permet pas, c'est que cet environnement n'est pas souhaitable.
Du·de la dictateur·rice bienveillant·e au·à la fondateur·rice-fossoyeur·euse
En une phrase
Du risque de ne pas travailler sur l'implication et le renouvellement
Type de fiche
Concepts
Thématique concernée
Posture de l'animateur-ice
Regroupement
Notion du Module 3
Description
S'il est normal que l'animateur·rice assume un côté "dictateur bienveillant" lorsque le groupe/projet est au stade "enfant (voir la fiche "maturité des groupes"), cette posture doit s'atténuer au fil du temps sous peine de se transformer en "fondateur·rice-fossoyeur·euse" : c'est à dire la personne, souvent charismatique et visionnaire, qui a rendu le groupe/projet tellement dépendante d'elle que tout s'écroule le jour où cette personne part.
La gare centrale est un espace de partage d'informations, physique ou virtuel, qui rend visible tous les éléments utiles aux membres d'un collectif pour y agir en collaboration.
Une gare centrale : des usages multiples
Présentation en vidéo
Présentation par écrit
En fonction de la manière dont elle est conçue, et selon la nature du collectif, la gare centrale peut être à la fois :
un outil de gestion de projet qui rend visible les actions menées par chacun ;
un moyen de favoriser l'implication de nouveaux membres car il permet de comprendre le fonctionnement et les modalités de contribution au projet commun;
un gage de transparence de la gouvernance lorsque l'on y partage les règles et relevés de décisions ;
un aide mémoire qui joue un rôle d'aiguillage vers toutes les ressources utiles au quotidien ;
un tableau de bord qui spécifie la liste des outils utilisés par le collectif ainsi que leurs usages ;
un régulateur d'infobésité qui limite le flux d'informations nécessaire et capitalise un grand nombre de ressources au même endroit.
Que trouve t-on dans une gare centrale ?
Pour rendre concret l'intérêt d'une gare centrale, voici quelques exemples d'éléments que nous pouvons y trouver.
Pour favoriser une gouvernance collective
Les éléments de définition du collectif et dans lesquels s'inscrit l'action (valeurs, finalité, objet, raison d'être, projet associatif...).
Les règles de prise de décision afin de permettre à chacun de contribuer selon les modalités définies collectivement.
Les modalités de gouvernance et les rôles de chacun en rendant lisible les différents organes qui rythment la vie du collectif et leurs fonctions (groupes de travail, conseil dʼadministration, comité de pilotage, etc.).
L'agenda qui met en avant les prochains temps de rencontre et permet à chacun de savoir quand rencontrer le collectif (réunions formelles, événements...).
L'annuaire ou la cartographie des contributeurs afin de visualiser qui compose le collectif et de prendre contact avec chacun.
Pour conserver la mémoire
L'historique du collectif afin de pouvoir s'imprégner de sa culture et des grandes étapes de son développement afin d'ancrer le projet.
Les différents comptes-rendus, en guise de restitution des actions de chacun et en tant que mémoire vivante de l'action.
Les relevés de décisions qui évitent de se reposer plusieurs fois les même questions et de rendre effectifs les choix effectués.
Pour agir collectivement
La liste des différents outils utilisés par le collectif, leurs règles d'usage définies par le collectif. Il peut s'agir des outils numériques ou physiques (forums, listes de discussion, mur des projets, affichage de l'agenda, espace de stockage de documents, etc.) et ce peut-être complété par des liens vers des tutoriels.
Les modalités d'implication dans les actions qui permettent à chacun de savoir comment contribuer sur tout ou partie du projet porté par le collectif (référents, fréquence de réunion, prochaine rencontre, modalités de contribution, etc.).
La liste des actions menées en cours ou passées afin de rendre visible ce qui se fait et ce qui s'est fait par le passé de façon à agir en ayant une vision d'ensemble.
Les ressources partagées par le collectif (bases de données, fiches méthodologiques, rapports d'activités...).
Tout cet ensemble n'est pas nécessairement intégré DANS la gare centrale, mais on trouve au moins le lien vers ces informations, qui peuvent utiliser des outils externes.
La gare centrale est le guichet unique qui nous permettra de retrouver une ressource.
Avec quels outils créer une gare centrale ?
De nombreux outils numériques peuvent être utilisés pour contruire une gare centrale, en fonction de la complexité du collectif concerné, de sa taille, du nombre d'éléments à partager et des compétences disponibles. Pour en savoir plus
En voici quelques exemples classés du plus simple (mais limité en fonctionnalités) au plus complexe (mais plein de possibles).
Un simple affichage physique : avec des feutres et du scotch. Lorsque le groupe dispose d'un espace physique accessible régulièrement à tous les membres, un simple support physique peut largement suffire.
Une simple page oueb : avec le html. Quand le nombre d'informations à transmettre est limité ou évolue peu, une simple page html est largement suffisante !
Les Pads : avec les papapad. Le PapaPad est le papa de tous les pads, il est bien utile pour ne pas perdre les liens vers ses pads de comptes-rendu, mais vite limité !
Padlet / Digipad (libre): c'est un principe de "tableau blanc" sur lequel on va pouvoir coller un certain nombre d'éléments. Il deviendra peu lisible dès lors que l'on aura trop de choses à y mettre.
Wekan / Trello : ce sont des tableaux de bord conçus pour agencer un plus grand nombre d'éléments que Padlet, notamment car l'outil permet d'organiser plusieurs tableaux dédiés à une équipe.
Agorakit : un outil qui permet de créer une sorte de minisite avec un certain nombre d'outils déjà intégrés (agendas, annuaire, cartographie des membres, etc.). Il s'agit d'un logiciel libre. Il rencontre une limite dès lors que nos besoins sortent du cadre déjà prévu.
Yeswiki : c'est un logiciel de création de sites webs collaboratifs, facilement modifiables par chacun. Il demande une prise en main plus importante que les autres outils mais s'adapte à tous les besoins du collectif . YesWiki a été conçu pour rester simple, mais il a été aussi pensé pour que des fonctionnalités cachées, installées par défaut, puissent être activées au fur et à mesure de l'émergence des besoins du groupe.
En une phrase
Ou l'art de résoudre les problèmes avant qu'ils ne surgissent
Type de fiche
Astuces
Thématique concernée
Posture de l'animateur-ice
Regroupement
Notion du Module 3
Description
En tant qu'animateur·rice, nous avons tendance à voir arriver les problèmes de loin, et il nous est naturel de vouloir les résoudre. Le problème est que les membres du groupe ne voient rien et ont l'impression que tout va bien, alors l'animateur·rice sue sang et eau.
Laisser quelques problèmes survenir, lâcher-prise sur quelques sujets permet de rendre visible l'activité, les tâches et ainsi de rendre le groupe plus autonome et plus conscient.
En une phrase
Nourrir les proactifs·ives, les réactifs·ives, les observateurs·rices et mêmes les inactifs·ives !
Type de fiche
Concepts
Thématique concernée
Partage et circulation de l'information (à distance)
Partage et circulation de l'information (en présence)
Regroupement
Notion du Module 3
Description
R comme "Rencontres (synchrones) : elles concernent les plus actifs·ives
E comme "Échanges entre les rencontres" (asynchrones) : cette activité permet de ne pas oublier les moins actifs·ives (en particulier les « observateurs·rices » qui pour certain·e·s pourront un jour devenir actifs).
P comme "Partage", et plus précisément "Espace de partage" : ce n’est pas un simple flux qui passe dans le temps. Il permet de retrouver les éléments importants en fonction de la thématique plutôt que de celui du moment où ils ont été apportés. C’est un peu la mémoire du groupe.
I comme "Information". Elle concerne tout le monde (y compris ceux qui sont actuellement, en dehors de la communauté), mais comme c’est trop souvent la première (et parfois la seule) activité à laquelle on pense, je l’ai placée en dernier !
Selon Jean-Michel CORNU, il est essentiel de répartir le peu de temps dont vous disposez pour avoir même très imparfaitement ces quatre activités et votre groupe se développera de façon naturelle, sans rien oublier.
En une phrase
L'individu est évidémment la clé de réussite (ou d'échec) d'un groupe
Type de fiche
Concepts
Thématique concernée
Dynamiques des groupes
Regroupement
Notion du Module 3
Description
Les travaux d'Elzbieta Sanojca posent l'hypothèse qu'une trentaine de compétences peuvent être mobilisées dans un processus collaboratif, notamment 3 compétences pivots
En une phrase
Quelques moments importants en réunion
Type de fiche
Astuces
Thématique concernée
Partage et circulation de l'information (en présence)
Regroupement
Notion du Module 3
Description
Des rituels, pour donner le tempo
Différents moments de la vie du groupe peuvent mériter d'être ritualisés quand ils sont trop important pour que l'on se permette de les oublier.
Se réunir régulièrement
Pour être vivant, le groupe doit nécessairement se réunir régulièrement que ce soit en présence ou à distance. Cette régularité prouve au groupe qu'il est en vie. Cette régularité dépend des groupes, ce peut être une fois par an pour les adhérent·e·s à une association (assemblée générale), une fois par mois pour un conseil d'administration,...
Acter une régularité de rencontre permet surtout de déceler des dysfonctionnement : si quelqu'un·e ne vient plus, si les rencontres s'espacent et finissent par ne plus se faire au rythme minimum définit par le groupe, c'est un signal qui dit nous alerter quand à la vitalité du projet.
L'ouverture
Elle consiste à permettre aux participant·e·s de partager leur "humeur du moment", dire dans quel état ils abordent la réunion.
Objectif : Laisser ses petits tracas au vestiaire, le cas échéant, partager un gros souci avec le groupe. Dans les 2 cas, l'ouverture s'attache à ce que les émotions liées à une préoccupation personnelle ne viennent pas perturber le fonctionnement du groupe et à ce que chacun·e puisse être disponible, "au centre".
Éventuellement commencer par soi (donner l'exemple) pour donner le ton “authentique”.
Outils :
la Météo sous forme de métaphore sur le brouillard, le soleil, nuageux, etc.
avec un support (photos, images, smileys...) : je choisis une photo qui me parle et je m'exprime sur cette base
La Clôture
Elle est à intégrer également le plus possible dans les réunions ou événements.
Objectifs : exprimer les bons moments qui donnent de l'énergie “au centre”, exprimer les tensions et difficultés, ce qui donne une chance de les traiter collectivement dès qu'elles se présentent, même en dehors de la réunion, sans laisser les ressentiments et les commérages pourrir et consumer l'énergie du groupe.
Outils :
"je prends / je laisse" (pour un groupe jusqu'à 15 personnes max sinon trop long)
"pépitérato", pour un plus grand groupe : l'animateur·rice prend 3 personnes qui souhaitent partager
une pépite (ce que j'ai apprécié, découvert...) et 3 autres qui souhaitent partager un râteau (ce que
je n'ai pas apprécié)
"lancer de mots" : en 3mn, en mode "pop corn" (pas en tour de cercle) les personnes disent des mots qui leur viennent à l'esprit sur leurs ressentis.
Les règles de base pour les clôtures :
j'évoque mon ressenti (je ne refais pas la synthèse)
je n'ai pas le droit de réagir sur le ressenti de quelqu'un d'autre
je ne prends la parole qu'une seule fois
ce qui doit être dit est dit ici
j'utilise le "je" et j'évite le jugement de l'autre (le "Tu" tue)
s'assurer que tout le monde a eu l'occasion de s'exprimer (il n'y a pas d'obligation à s'exprimer).
Constat : il est parfois difficile de dire un ressenti négatif sans juger et sans blesser... Prendre le temps d'instaurer les rituels d'ouverture et de clôture à chaque fois pour que les personnes s'ouvrent petit à petit et deviennent de plus en plus authentiques dans leurs prises de parole.
Les célébrations
Enfin, il est bon de célébrer les avancées du projet et/ou du collectif (en les répertoriant sur un panneau par exemple). La célébration de ce qui a été accompli pendant la réunion permet de de poser un regard dans le rétroviseur et de réaliser le chemin accompli.
Les temps de rencontre et les moments de notre emploi du temps dédiés au projets deviennent sinon dédiés à des chose sà faire, à des problèmes à résoudre, et on peut alors ne plus voir que les choses avancent et ne pas suffisamment prendre conscience du plaisir pris à s'impliquer dans le groupe.
Les temps de régulation
Ritualiser un temps de régulation dans chaque ordre du jour permet de s'assurer que les problèmes ou conflits vécus par les un·e·s et les autres ont un espace pour s'exprimer. Cet espace est indispensable car comme il s'agit d'un moment généralement désagréable, les concernés ont souvent tendance à ne pas le demander. Or, une problématique non traitée peut rapidement enfler et finir par mettre en péril le groupe ou l'implication de certains de ses membres.
Ressource CC-BY-SA Auteur-e-s : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Romain Lalande, Cré-sol