Rebecca

Mes premiers petits pas

Deux modules en lignes et un regroupement à Montpellier pour se mettre dans le bain Animacoop
  • Interconnaissance et essentiels sont le leitmotiv
  • Expérimentation d'outils coopératifs
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PRESENTATION PROJET SUPPORT

PROJET COLLECTIF CATHARY

Cathary c’est le nom du lieu-dit où l’on vit et c’est devenu aussi le nom du projet collectif, le nom de l’Asso et de la SCI qui portent le projet. C’est un petit hameau en cours de rénovation dans le Tarn, à Puybegon, à 10 min de Graulhet et à 15 minutes de Lavaur, Gaillac, Lisle-sur-Tarn ou Rabastens. Bref on est à la campagne au milieu de petites villes qui bougent bien et à 35 min du périph toulousain. Au printemps, on entend le chant des grenouilles à la tombée de la nuit, les oiseaux qui piaillent de l’aube jusque tard et le houhou de la chouette chevêche. C’est vallonné par ici et quand on monte à la petite chapelle qui est au-dessus de chez nous, on voit les Pyrénées.


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NOTRE RAISON D’ETRE


Expérimenter collectivement des alternatives au modèle de société capitaliste en construisant un cadre de vie et de travail tourné vers la solidarité et l’entraide, la convivialité et le partage; en s’organisant pour créer de nouveaux possibles, développer des activités socio-culturelles et agroécologiques, et réduire, à notre échelle, notre impact sur l’environnement.


LE LIEU EN BREF

Un lieu de vie collective en milieu rural
La première fonction du lieu est d’offrir au collectif d’habitant.e.s un «cocon» dans lequel vivre ensemble en partageant des espaces tout en ayant son propre chez soi.
Un lieu d’activité et de travail
Le projet regroupe un noyau de bâtisseurs et de bâtisseuses, propriétaires collectivement du lieu, qui participent de manière active à l’éco-rénovation des bâtis anciens en vue d’aménager des logements et d’entretenir les dépendances. C’est également un lieu de travail autour de la viniculture, du vin nat, qui accueille la cave Chai les Mauvais Garçons. Demain, il s’agirait également de développer des projets agro-environnementaux sur les 8 hectares de terre.
Un lieu avec une dimension culturelle et artistique
L’ensemble des habitant.e.s font vivre le lieu et le connecte à son territoire, en organisant quelques évènements culturels tout au long de l’année (concerts, spectacles, ciné-débats…). C’est l’occas d’ouvrir le lieu au public. On accueille aussi parfois des associations, des collectifs d’artistes, des ateliers de construction de déco pour des festivals, des chantiers apprenants en écoconstruction...

NOUS

En 2017-2018, 6 fondateurs et fondatrices, se sont associé.e.s au sein d’une SCI pour acheter collectivement le lieu et ont semé les graines du projet collectif. Ils et elles étaient guidé.e.s par l’envie de vivre à la campagne mais ne pas être isolé.e.s ; développer ensemble des projets ; partager un atelier, un potager, un verger,…, surtout s’entraider au quotidien et s’entraider pour mener les travaux de rénovation de leurs futurs logements.

Depuis il y en a eu du mouvement! Une colocation a été créée; 3 associé.e.s sont parti.e.s; la cave Chai les Mauvais Garçons s'est installée; une nouvelle associée est entrée tandis qu’un 4ème associé fondateur est parti, mais pas vraiment, mettant en difficulté le projet, encore aujourd’hui. Les années 2021 et 2022 ont été marquées par un équilibre précaire au sein du collectif d’habitant.e.s qui s’est retrouvé enfermé dans des histoires qui tissent au fil du temps des nœuds, des goulots d’étranglement, provocant des scissions de groupe et menaçant de tout faire vaciller.

Depuis 2023, le groupe d'habitant.e.s actuel s’est reconfiguré, se consolide et ré-invente des pratiques collectives. Actuellement on est 17! 12 adultes de 30 à 55 ans, 3 enfants de 7-8 ans et 2 ados à mi-temps, 2.5 chevaux, 2 chats et 1 chien! Qu’on se le dise, le Nous, ça demande une véritable attention. Ça demande d’être attentif les un.e.s aux autres, ça demande de repérer les signaux d’alarme, de se munir d’outils et d’espaces pour parler, évaluer, programmer, désamorcer ensemble. On y bosse ! On expérimente de nouvelles manières de vivre, de faire, de décider ensemble. On prend des bifurcations, on tente des directions nouvelles, on se plante, on apprend, on améliore, on enrichit nos pratiques et la qualité des relations qui s’y tissent.

On aime se marrer, être décalés. On aime l’humour, l’absurde même ! On aime partager des bons petits plats, prendre l’apéro, écouter de la musique et en faire, danser, faire la fiesta, refaire le monde (parce qu’il est hardcore), prendre soin les uns des autres et de la terre. Certain.e.s posent des ruches, font pousser du houblon, s’essayent au brassage de bière ou à la limonade, d’autres s’occupent de bandes de légumes ou tripent sur les oiseaux, les arbres, les médicinales. Ça bricole souvent et aussi ça plante, ça cueille et ça transforme. On aime la campagne, la vie au grand air, la tranquillité et les différents espaces qu’offrent le lieu. On aime les moments improvisés mais aussi les moments d’action où l’on s’organise collectivement, où l’on fait ensemble.

Et puis il y a le Vin Nat! A Cathary, Chai les mauvais garçons, le vin mûrit depuis l’arrivée de la vendange jusqu’à la mise en bouteille. Avec l’asso la Nasa (la Nouvelle Agriculture Sans Artifices) et les 2 vignerons installés sur le lieu, on découvre et l’on fait découvrir la pratique artisanale de la viti-viniculture. Septembre est toujours à la fête, ça vendange, ça foule, ça presse, ça fermente, ça goûte, ça assemble.

CHAI LES MAUVAIS GARÇONS
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NOS VALEURS PARTAGEES

Face à un système écrasant qui prône l’individualisme et isole, mettant à l’honneur l’égo, le mérite et la réussite individuelle envers et contre tout; nous décidons de cimenter le vivre ensemble et le faire ensemble autour de la solidarité, l’entraide et le soutien ; la convivialité, la joie et l’humour ; le partage ; le respect et la tolérance ; l’honnêteté et la confiance ; l’écologie. Ces valeurs constituent notre cadre de référence, la direction dans laquelle nous mettons le cap, une boussole pour guider nos interrelations, nos choix, nos décisions, nos désaccords, nos comportements, notre organisation.



Il y a l’entraide au quotidien. Se rendre des services comme un coup de main pour déplacer un truc lourd, donner une botte de foin au chevaux, arroser les plantes, faire une démarche administrative chiante, réparer un ordi, nourrir le chat ou lui mettre de la crème solaire sur les oreilles ! On se dépanne des voitures, de la nourriture ou encore une tente et un sac de couchage pour partir en balade… Puis il y a la solidarité. On n’hésite pas à se mobiliser en cas de situation d’urgence pour quelqu’un.e et on se serre les coudes dans les moments difficiles. Dans des relations plus individuelles, on s’accompagne beaucoup, on partage nos joies et nos peines, nos avancées et nos difficultés.
Il s’agit d’inviter la convivialité dans tous ces moments improvisés ou organisés, à deux, à trois, en petits ou grands groupes, que l’on partage tout simplement un instant de complicité, une réflexion, une idée, un trajet en voiture, ou encore un bon repas, des moments festifs, de belles histoires et des rires. Mais pas seulement ! On entend aussi par convivialité le plaisir de vivre, de s’organiser et d’agir ensemble en établissant des rapports chaleureux. C’est le plaisir de réaliser les projets et les évènements qui nous tiennent à cœur dans la joie et la bonne humeur ou encore d’accueillir avec enthousiasme des copain.e.s, de la famille ou des assos qui ont besoin d’un camp de base, d’une grande cuisine, d’outillages, pour préparer ou mener leurs actions.
Au-delà de mutualiser des espaces communs sur un même lieu de vie, il s’agit de partager une certaine vision du monde, des valeurs, des responsabilités. Puis il y a le partage des connaissances, des savoirs et des savoir-faire, que l’on a plaisir à échanger lors des moments d’actions collectives ou encore autour de la machine à café. La diversité de nos passions, métiers et expériences permettent d’apprendre les un.e.s des autres, de s’enrichir individuellement et collectivement.
Des petits gestes simples du quotidien comme se dire bonjour, se remercier ; considérer les petites et les grandes choses qu’accomplissent les habitante.s sur le lieu comme dans leur vie perso et les célébrer ; considérer l’autre comme on aimerait être considéré ; reconnaître et valoriser la diversité et la différence ; éviter de juger (même si c’est pas toujours facile!); accepter que chacun.e à ses propres défis personnels, ses propres expériences, ses propres croyances (en Jesus et Mpabbé:) ! Autant d’ingrédients sur lesquels nous cogitons pour créer un environnement plus d’inclusif et plus riche.
Construire des relations basées sur la confiance mutuelle nous apparaît essentiel aussi bien dans nos interactions individuelles que collectives. Respecter nos engagements mutuels, faire preuve d’intégrité par rapport à nos valeurs partagées en sont les premières pierres. Puis l’honnêteté et la transparence sont fondamentales pour consolider l’édifice. Mais ici encore le sujet est complexe. Pour être honnête avec les autres, encore faut-il être honnête avec soi-même, reconnaître ses faiblesses, ses erreurs et ses limites. Cela demande parfois de travailler sur soi, de guérir ses blessures du passé, et ça, c’est pas du gâteau et ça peut prendre du temps. Pour être transparent, encore faut-il pouvoir exprimer ses doutes, ses contraintes, ses opinions. Or il n’est pas toujours évident de partager avec le groupe ses émotions, son ressenti. On peut craindre les réactions ou le regard des autres. On peut craindre d’heurter ou de casser l’ambiance. Fort.e.s de ces expériences, nous souhaitons lancer des ateliers pour mieux définir la place de chacun.e dans le projet et approfondir la question des espaces et des outils permettant à tous.te.s de s’exprimer librement, dans le respect des autres.
Même si nous avons nos contradictions sur le sujet, individuellement ou collectivement, agir à l’échelle de notre lieu de vie nous semble à toustes incontournable. Voici ce qui nous guide:
  • Prendre soin de la terre, des arbres et de la biodiversité sur le lieu: pas d’intrants industriels ou phytosanitaires, plantation annuelle d’arbres et de haies, installation de ruches, de nichoirs et des actions en cours comme créer un refuge LPO, répertorier la flore et les plantes médicinales et comestibles sauvages sur les terres…
  • Réduire notre impact sur l’environnement par des réalisations écologiques: éco-rénovation des bâtiments avec l’utilisation d’un maximum de matériaux biosourcés ou de récup; l’installation de systèmes de chauffage s’affranchissant des énergies fossiles et de l’électricité ; toilettes sèches; compostage; phytoépuration; réemploi; recyclage …;
  • Réduire notre impact sur l’environnement par nos organisations quotidiennes et par la mutualisation (d’espaces, de matériel…)
  • Moins et mieux consommer par des achats groupés d’aliments locaux que nous souhaitons intensifier, par de la récup mais aussi, par exemple, par la limitation des puissances électriques de chaque logement…
  • Être moins dépendant et tendre vers une certaine autonomie en favorisant l’auto-production, et pas que du vin, hein!
  • Soutenir des activités qui ont du sens pour nous, en leur ouvrant le lieu, comme c’est le cas avec les vignerons aujourd’hui et avec d’autres activités demain.